30 août 2026 · Sécurité
Est-ce que ce courriel est une fraude ? Cinq signes à vérifier avant de cliquer
Vous avez reçu un message qui vous met mal à l’aise. Vous hésitez. C’est déjà le bon réflexe. Les fraudes fonctionnent parce qu’on clique vite, sans lire. Voici comment vérifier en trente secondes, sans rien risquer.
1. Regardez l’adresse, pas le nom
Un courriel affiche un nom et une adresse. Le nom se falsifie en deux secondes : n’importe qui peut écrire « Desjardins » ou « Revenu Québec ».
Cliquez sur le nom de l’expéditeur pour faire apparaître l’adresse complète. Une vraie institution écrit depuis son propre domaine. Méfiez-vous des adresses improvisées : des chiffres inutiles, un mot mal orthographié, un domaine qui ne correspond pas à l’organisation. Un exemple réel : desjardins-securite@gmail.com. Le nom semble officiel, mais c’est un compte Gmail que n’importe qui peut créer en deux minutes.
2. Le message vous presse d’agir
« Votre compte sera suspendu dans 24 heures. » « Action requise immédiatement. » « Dernier avertissement. »
L’urgence est l’outil principal du fraudeur. Il veut que vous cliquiez avant de réfléchir. Votre banque, elle, ne ferme pas votre compte parce que vous avez pris une journée pour répondre à un courriel.
3. Survolez le lien sans cliquer
Sur un ordinateur, placez la souris au-dessus du lien, sans appuyer. L’adresse réelle apparaît en bas de l’écran. Sur un téléphone, gardez le doigt appuyé quelques secondes : l’adresse s’affiche sans ouvrir la page.
Le texte du lien peut dire n’importe quoi. C’est l’adresse réelle qui compte.
4. On vous demande un mot de passe ou un code
Aucune institution ne vous demandera jamais votre mot de passe. Ni votre banque, ni Revenu Québec, ni Microsoft, ni Apple. Ni par courriel, ni au téléphone.
Et surtout : ne donnez jamais le code à six chiffres reçu par texto. C’est exactement ce dont le fraudeur a besoin pour entrer dans votre compte.
5. Une pièce jointe que vous n’attendiez pas
Une facture d’une entreprise avec qui vous ne faites pas affaire, un bordereau de livraison pour un colis que vous n’avez pas commandé. La curiosité pousse à ouvrir, et c’est précisément ce que le fraudeur recherche.
Si vous n’attendiez pas le document, ne l’ouvrez pas.
La règle qui remplace toutes les autres
Si un message vous inquiète, n’utilisez rien de ce qu’il contient. Ni le lien, ni le numéro de téléphone, ni le bouton.
Appelez l’organisation au numéro que vous connaissez, celui au dos de votre carte ou sur votre relevé papier. Si c’est légitime, ils vont confirmer. Sinon, vous venez d’éviter le pire.
Et si vous avez déjà cliqué ?
Cela arrive, même aux gens prudents. L’important est d’agir rapidement :
- Si vous avez entré un mot de passe, changez-le tout de suite, et partout où vous utilisiez le même.
- Appelez votre banque si de l’information bancaire était en jeu.
- Activez la double authentification sur votre courriel. Votre boîte de courriel est la clé de tous vos autres comptes : c’est par elle que tout se réinitialise.
- Demandez de l’aide sans attendre. Un compte compromis se règle bien mieux le jour même qu’une semaine plus tard.
Dans le doute, ne restez pas seul avec un courriel suspect. Appelez-moi et montrez-le-moi. Une vérification de trop vaut toujours mieux qu’un compte compromis.
Un doute, une question, ou quelque chose qui ne fonctionne plus ? Je me déplace chez vous à Granby et dans les environs, en soirée et la fin de semaine.
Appelez le 450-521-8190